Comme promis, un petit résumé de mes premiers contacts avec l'administration en vue de transformer mon permis français en permis vietnamien.
Rappels des grands principes relatifs au permis de conduire au Vietnam :
Et là, bienvenue dans un autre univers...
1er guichet au RdC (choisi au pif car je ne lis pas le vietnamien officiel) : J'ai retrouvé de nouveau cet instinct grégaire des vietnamiens qui consiste à passer devant tout le monde dans une file d'attente quand c'est possible. J'ai eu le malheur de laisser un mètre devant la personne qui me précédait ; d'un seul coup, il y en a trois qui sont arrivés s'intercaler devant moi ; alors j'ai changé de guichet pour demander si c'était bien là ; heureusement c'était au 2ème étage pour les permis étrangers alors je les ai laissés s'agglutiner comme des globules rouges.
2ème étage : deux bureaux ouverts et un bureau fermé. C'est là que j'ai senti la plus grosse indifférence ; je suis resté planté là 5 minutes sans que personne ne me demande quoi que ce soit. Je me suis approché d'un bureau, le gars s'est levé pour aller boire un coup sans même me demander quoi que ce soit. J'ai donc acquis le don d'invisibilité dans ce lieu mystérieux. L'atmosphère était vraiment étrange, on aurait dit des robots livrés à eux-même. Soudain, j'aperçois une jeune femme avec une lueur de lucidité dans le regard qui me demande ce que je cherche ; elle me dit que c'est à côté et vient me montrer le fameux paquet de formulaire. J'en prends deux (ça ressemble à ça). Mission 1 accomplie !
La prochaine fois, je prendrai des photos pour bien se rendre compte (comme ils sont complètement indifférents).
Mission 2 : traduction du permis. Après avoir quitté le Service des transports "intergalactiques", je vais à l'office notarial (310 Ba Trieu) chargé de traduire les documents officiels.
Et là, je me fais accoster par plusieurs personnes qui me proposent leurs services de traductions officiels. J'ai pas du tout confiance et je rentre dans le bâtiment pour me renseigner. Ils ne le font plus me dit un fonctionnaire en me montrant une pancarte en vietnamien, il faut aller au 38 Lê Dai Hành (à 100 m).
Finalement, je me laisse convaincre par la petite dame après qu'elle m'ait montré son domicile, présenté son mari et sa belle-mère qui tiennent un petit coin café sur la rue. Pour 50 000 VND, elle s'occupe de tout et j'ai même négocié la livraison à domicile car je ne voulais pas revenir retirer les papiers 2 jours plus tard à cause de la fête nationale du 2 septembre.
Vers 15 heures, elle me livre les 2 permis de conduire traduits et certifiés à mon domicile. Mission 2 accomplie !
Pour conclure, il existe toute une économie parallèle autour de l'administration qui permet de gagner du temps quand on paye un peu plus cher car une journée d'expatrié coûte au moins 60 fois plus cher (mon estimation) qu'une journée de ces AdminServices (j'lai inventé). Alors même si on paye 2 fois le prix normal mais qu'on ne perd pas de temps, on est encore plus gagnant.
Il y a un créneau à prendre dans ce domaine et je n'ai rencontré qu'une seule société qui faisait ce genre de formalités pour les expatriés.
La prochaine mission sera d'apporter le tout avec un tampon de l'employeur qui n'existe pas encore (le bureau de représentation à ouvrir).
Rappels des grands principes relatifs au permis de conduire au Vietnam :
- Les étrangers n'ont pas le droit de conduire avec leur permis national, ni un permis international. Dans la pratique, la majorité des expatriés que j'ai rencontré roule sans permis vietnamien ; lorsqu'ils se font arrêtés par la police, ils disent qu'ils ne comprennent rien et ils vous laissent repartir. Dire qu'on est français serait paraît-il encore plus efficace car certains policiers parlent un peu anglais.
- Pour conduire au Vietnam, il faut convertir son permis national en permis vietnamien.
- Pour convertir son permis, il faut retirer un formulaire au Service des Transports et des Travaux Publics (16 Cao Ba Quat) puis faire traduire son permis par un traducteur officiel (310 Ba Trieu) qui tamponne les copies et la traduction puis faire signer le tout par son employeur au vietnam puis revenir au service des transports déposer le tout et revenir deux semaines plus tard pour retirer le permis vietnamien. Ca c'est la thé
orie...
Et là, bienvenue dans un autre univers...
1er guichet au RdC (choisi au pif car je ne lis pas le vietnamien officiel) : J'ai retrouvé de nouveau cet instinct grégaire des vietnamiens qui consiste à passer devant tout le monde dans une file d'attente quand c'est possible. J'ai eu le malheur de laisser un mètre devant la personne qui me précédait ; d'un seul coup, il y en a trois qui sont arrivés s'intercaler devant moi ; alors j'ai changé de guichet pour demander si c'était bien là ; heureusement c'était au 2ème étage pour les permis étrangers alors je les ai laissés s'agglutiner comme des globules rouges.
2ème étage : deux bureaux ouverts et un bureau fermé. C'est là que j'ai senti la plus grosse indifférence ; je suis resté planté là 5 minutes sans que personne ne me demande quoi que ce soit. Je me suis approché d'un bureau, le gars s'est levé pour aller boire un coup sans même me demander quoi que ce soit. J'ai donc acquis le don d'invisibilité dans ce lieu mystérieux. L'atmosphère était vraiment étrange, on aurait dit des robots livrés à eux-même. Soudain, j'aperçois une jeune femme avec une lueur de lucidité dans le regard qui me demande ce que je cherche ; elle me dit que c'est à côté et vient me montrer le fameux paquet de formulaire. J'en prends deux (ça ressemble à ça). Mission 1 accomplie !
La prochaine fois, je prendrai des photos pour bien se rendre compte (comme ils sont complètement indifférents).

Mission 2 : traduction du permis. Après avoir quitté le Service des transports "intergalactiques", je vais à l'office notarial (310 Ba Trieu) chargé de traduire les documents officiels.
Et là, je me fais accoster par plusieurs personnes qui me proposent leurs services de traductions officiels. J'ai pas du tout confiance et je rentre dans le bâtiment pour me renseigner. Ils ne le font plus me dit un fonctionnaire en me montrant une pancarte en vietnamien, il faut aller au 38 Lê Dai Hành (à 100 m).

Finalement, je me laisse convaincre par la petite dame après qu'elle m'ait montré son domicile, présenté son mari et sa belle-mère qui tiennent un petit coin café sur la rue. Pour 50 000 VND, elle s'occupe de tout et j'ai même négocié la livraison à domicile car je ne voulais pas revenir retirer les papiers 2 jours plus tard à cause de la fête nationale du 2 septembre.
Vers 15 heures, elle me livre les 2 permis de conduire traduits et certifiés à mon domicile. Mission 2 accomplie !
Pour conclure, il existe toute une économie parallèle autour de l'administration qui permet de gagner du temps quand on paye un peu plus cher car une journée d'expatrié coûte au moins 60 fois plus cher (mon estimation) qu'une journée de ces AdminServices (j'lai inventé). Alors même si on paye 2 fois le prix normal mais qu'on ne perd pas de temps, on est encore plus gagnant.
Il y a un créneau à prendre dans ce domaine et je n'ai rencontré qu'une seule société qui faisait ce genre de formalités pour les expatriés.
La prochaine mission sera d'apporter le tout avec un tampon de l'employeur qui n'existe pas encore (le bureau de représentation à ouvrir).
2 commentaires:
Et bien que d'aventure! c'est ça qui est génial au Vietnam.
la suite vite !!!!!! J'en meurt d'impatience !
Et ce n'est qu'un début !
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