samedi 25 octobre 2008

Ouah la Crise !

A la lecture du titre, vous avez dû vous dire ; tiens, il va nous raconter une bonne blague. Et bien non, je vais vous parler de la crise financière et ses impacts actuels au Vietnam.

De puis le mois de septembre, au gré de mes rencontres, j'en suis déjà rendu à 3 sociétés qui recherchent des fonds pour poursuivre leur croissance :
  • une société de construction qui a besoin de 2 M USD pour construire un immeuble de bureau à Hanoi,
  • un armateur dans la baie d'Halong qui possède 11 bateaux de tourisme et est en train d'en construire 2 autres : il lui manque 7 milliards de Dongs (318 000 Euros),
  • une société privée d'extraction minière qui réalise un projet de 25 M USD et il leur en manque 5.
Il ont en commun :
- une présence de longue date sur leur marché,
- des actifs importants pouvant servir de garantie aux investisseurs,
- un projet rentable compte tenu de la croissance du Vietnam.

Si j'en rencontre autant depuis si peu de temps ; j'imagine qu'il doit y en avoir beaucoup d'autres qui se trouvent dans des secteurs moins porteurs.

Aujourd'hui, on assiste au reflux de la mer qui précède le tsunami.
L'année 2009 s'annonce désastreuse pour l'économie mondiale.
Le CAC 40 n'a pas encore atteint le plancher des 2000 points ; ce sera pour dans 6 mois ; on lance les paris ? Laissez-moi votre pronostic en commentaires du blog.

Ça fait longtemps que la bourse joue aux apprentis sorciers avec leur produits dérivés à effet de levier mais personne ne pouvait s'imaginer que l'effet de levier marchait aussi dans l'autre sens.

Je me rappelais d'un article dans l'Usine Nouvelle sur les PME familiales. Statistiquement, elle réussissent mieux que les autres car elles ont un management plus pragmatique et plus prudent. Ainsi, quand une société fait appel à des investisseurs externes, elle doit "cracher" minimum 12% de rentabilité. Une fois la substance pompée, la société est revendue et restructurée ou disparait purement et simplement.

On assiste aujourd'hui au début de la spirale infernale car :
- les sociétés ne croissent plus, donc,
- elles licencient, donc,
- moins de consommation, donc,
- moins de commandes pour les sociétés,
- donc licenciement, et voilà !


Mais pourquoi cette spirale s'est-elle amorcée ?
Et bien à cause la "mentalité de troupeau" qui est un principe présenté par des neuroéconomistes (étude de l'influence psychologique de l'économie).

Nous sommes arrivés au stade où les investisseurs n'appréhendent plus un risque en fonction d'un marché et de ses perspectives mais en fonction de ce que font les autres ; c'est à dire RIEN.

Au Vietnam, l'impact de la crise se fait sentir sur le marché du travail avec plus de compétences disponibles ; une aubaine pour les sociétés avaient du mal à recruter ces derniers temps.

L'impact sur la vie de tous les jours ne se fait pas encore sentir ; les petits commerces classiques et ambulants sont toujours là, il y a toujours des travaux de rénovation de maison dans le quartier (même le dimanche à partir de 6h30).

Je poursuis ma prospection locale et la semaine prochaine, je serai 3 jours à Saigon pour rencontrer des partenaires et assister à une conférence du MPI (Ministry of Planning and Investment). Ainsi, je compléterai ce blog avec les dernières infos des mesures gouvernementales mais je ne me fait pas trop d'illusions car depuis le début de la crise, c'est plutôt la méthode Coué qui est utilisée : http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-10/01/content_731746.htm

La famille se porte bien.

A bientôt pour d'autres nouvelles.

Duc de Hanoi.


dimanche 12 octobre 2008

Expérience "pickpocket" chez Big C


Deux semaines après, ce n'est pas des formalités administratives dont je vais vous parler mais des pickpockets dont nous avons été victime ce dimanche après-midi au supermarché Big C (groupe Casino) qui est le premier hypermarché de Hanoï.

En montant l'escalator qui mène à l'entrée de l'hypermarché, un groupe de vietnamiennes créé un bouchon en haut de l'escalator en faisant tomber quelque chose ; une petite bousculade s'en suit.

Avant d'aller faire nos courses, on décide d'acheter à manger au snack et là on s'aperçoit que nos 2 sacs sont ouverts.

On commence à se méfier car je me fait bousculer à la caisse du snack et il y a des regards bizarres venant de certaines personnes.

Finalement, on décide de redescendre dans la galerie pour aller chez le coiffeur.
Pendant la descente sur l'escalator un groupe de 4 vietnamiennes (les mêmes ! Autour de 45-50 ans avec des chapeaux) viennent se coller autour de moi alors qu'il y a plein de place devant.
Arrivés jusqu'à la fin de l'escalator ; re-bousculade devant moi et juste après je m'aperçois que mon sac a reçu un grand coup de cutter ; je vérifie le sac ; mon portefeuille a disparu.

Dedans, il y avait 4,500,000 VND (environ 200 Euros), ma carte d'identité et 2 cartes bleues.

C'est la panique, j'intercepte une des vieilles dames et je fouille direct son sac sans lui demander mais rien !
Je vais voir le vigile qui me propose d'aller voir le poste de sécurité pour visionner les films mais il n'y a pas de caméras au niveau des escalators ; une à l'entrée seulement. Les gars de la sécurité sont plutôt passifs devant ce genre d'évènement qui arrive souvent le week-end.

En attendant à l'entrée de retrouver les 4 vieilles, je croise un responsable de Big C (le Directeur en fait), un français, à qui je relate ma mésaventure. Il appelle le chef de la sécurité qui m'emmène visionner les films. La caméra 3 qui filme l'entrée me semble la mieux adaptée.

Après visionnage, on arrive à les voir passer à 15h54. Quand je le signale au gars de la vidéo, ce-dernier s'en va et revient 5 minutes plus tard.
10 minutes tard, un autre vigile en bleu arrive tout haletant avec mon portefeuille contenant tous les papiers sauf l'argent.

A ce moment là, ma femme intercepte un regard entre ce vigile en bleu et un autre gars de la sécurité qui sont partis s'isoler dans la pièce d'à côté. Sont-ils de mèche ou d'une extrême efficacité ? Il a affirmé retrouver le portefeuille dans la galerie au 2ème étage. J'espère qu'il n'a pas recopié les numéros de ma carte de bleue car ils pourraient faire des achats par internet avec. Je vais surveiller mes comptes par internet tous les jours.

Finalement, j'ai remplis la déclaration de vol qui ne servira sans doute à rien.
Le vigile de l'entrée m'a dit que pour ce seul dimanche, il y avait une trentaine de victimes et en temps normal au moins cinq en semaine.

A la maison, on consulte des blogs en utilisant "Big C" et pickpocket" comme mots-clé et on tombe sur un site "The New Hanoian" qui relate les mésaventures de victimes de pickpockets donc une personne qui a subit une aventure chez Big C avec ce groupe de vietnamiennes; j'en ai profité pour y poster un article.

Leur mode opératoire est le suivant :
  • repérage des victimes à l'entrée du centre commercial : étrangers de préférence. Quand on va faire les courses, on a forcément de l'argent ; en liquide en plus comme c'est la majorité des étrangers,
  • filature jusqu'au moment propice : quand on est à l'arrêt,
  • tentative de vol dans l'escalator pendant la montée par diversion (bousculade),
  • tentative de vol pendant l'attente aux caisses : elles repèrent combien il y a d'argent et où on range le portefeuille,
  • tentative de vol à la descente de l'escalator ; toujours par diversion.
J'avais repéré le regard hostile de 2 des personnes pendant qu'on buvait debout au snack.

En y réfléchissant, on a vraiment eu l'impression de servir de proies à des vautours car elles étaient présentes auprès de nous depuis l'entrée du magasin et ont tenté de d'ouvrir les sacs à plusieurs reprises.

Le coup de cutter qu'elles ont mis a même coupé une partie de mon portefeuille.




Les enseignements tirés de cette expérience et des forums de discussion sont :
  • éviter les lieux d'affluence ou y être très méfiant : supermarché le week-end, marchés de nuit, foires et expositions, attentes au guichet/caisses. Foule + arrêt sur place = danger !
  • porter les sacs en position ventrale avec le zip contre soi,
  • éviter de mettre des papiers importants qui ne vous servirait pas,
  • ne pas trop ouvrir son portefeuille quand on paye : d'habitude, je mets de l'argent dans 2 poches de pantalon : les petites coupures d'un côté et les grosses de l'autre mais là il y avait beaucoup d'argent et ça aurait fait une grosse bosse pas discrète,
  • se déplacer de suite quand des gens vous collent ou vous bouscule.

On nous a dit que la prudence est la meilleure parade mais le prochain ou la prochaine qui aura le malheur de me coller un peu trop se prendra un coup de genou direct dans les côtes et après on discute ; les entrainements de Quan Khi Dao commencent à me manquer...

Le pickpocket existe partout dans le monde mais le Vietnam étant un pays réputé sûr, on a tendance à moins se méfier par rapport à d'autres pays et c'est là le problème...

On dira qu'on a participé à l'enrichissement du Vietnam de façon un peu plus rapide que la normale.


Superstition ?
Si vous relisez mon premier billet, vous remarquerait qu'il y a 3 jours lunaires à éviter : les 5, 14 et 23.
Il se trouve que le 12 octobre est précisément le 14 lunaire !
Le 3 octobre (5 lunaire), j'ai crevé le pneu de ma moto.
Le 22 septembre (23 lunaire), on se réveille à la bourre à cause du réveil du téléphone détraqué pour emmener les enfants en catastrophe à l'école.
Le 4 septembre (5 lunaire) est le jour où on a été baladés vers 4 administrations successivement - objet du dernier billet "12 travaux de Duc".

Vous ne trouvez pas qu'il y a de quoi devenir superstitieux ?

vendredi 26 septembre 2008

Les 12 travaux de Duc

Ce nouveau billet est consacré à la description de l'épreuve "Administration" des 12 travaux de Duc (cf. "Les 12 travaux d'Astérix"). On dira que c'est la suite du message précédent.

Rappel du but de l'épreuve : retirer le dossier qui permettra d'ouvrir un bureau de représentation. Clarisse était là pour me soutenir moralement et voir comment ça se passe dans l'administration vietnamienne. Le coup du permis de conduire (billet précédent) l'avait bien fait marrer.

1ère piste : 21 Ngo Quyen, Ministry of Industry and Trade. Comme c'est un bureau de représentation que je dois ouvrir, j'ai lu qu'il fallait se présenter au Ministère de l'Industrie et du Commerce . C'est un bâtiment moderne :










Je me renseigne à l'accueil et là on me dit que c'est au 54 Hai Ba Trung ; comme c'est pas loin, on a décidé d'y aller à pied.


2ème piste : M.I.T., 54 Hai Ba Trung. A cette adresse, c'est toujours le Ministère de l'Industrie et du Commerce mais le bâtiment fait un peu moins moderne mais avec un style un peu colonial :




Avec Clarisse, ils ont dû nous prendre pour des touristes (voir leur tête sur la photo).
Là, ils nous disent que ce n'est pas là car ce bâtiment n'accueille que les employés administratifs et que pour ce type de démarche, il faut se rendre au M.P.I. (Ministry of Planning and Investment - 2 Hoang Van Thu) à côté du mausolé de Ho Chi Minh.



3ème piste : M.P.I., 2 Hoang Van Thu. Les bâtiments font un peu plus "communiste" :


Malheureusement, on arrive un peu tard car il est 11h15 nous dit-on et c'est bientôt l'heure du déjeuner (11h30) et qu'il faut revenir à 13h30. Bon, on avait pas trop faim alors on a marché jusqu'au lac Truc Bach, un petit lac se trouvant près du lac de l'Ouest. On a déjeuné dans un petit restaurant qui servait aussi des spécialités malaisiennes.

A 13h15, on revient au même endroit pour trouver le bon bureau.
On nous indique le bureau du FIA (Foreign Investment Agency) ; ça chauffe ! Là, on me dit que ce n'est PLUS là mais au D.P.I. (Department of Planning and Investment- 16 Cat Linh).
On m'avait prévenu que ça changeait très souvent au Vietnam et que les fonctionnaires eux-même n'étaient pas forcément au courant.
On reste calme et on prend ça avec humour.
Et route pour la piste suivante !



4ème piste : D.P.I., 16 Cat Linh. Le bâtiment est en cours de rénovation. C'est bon signe !
On monte à l'étage et on voit un guichet. Une affichette indique les horaires. Ouf, on est dans le créneau. C'est pas des violents mais ils parait qu'en France, on fait encore mieux à la C.A.F. en terme d'horaires. Il y a une personne qui attend avant moi et un seul agent au guichet pour 3 personnes dans le bureau (dont une qui surfe sur internet). Une des 3 personnes sort du bureau pour faire des photocopies ; je suis étonné par la lenteur de ses pas ; on aurait dit qu'il fallait qu'il s'économise. Je l'intercepte au retour pour me renseigner et il me dit que c'est bien là et qu'il faut attendre au guichet.
Une des 3 personnes s'installe au guichet. Et quand je lui demande si c'est bien ici pour les formalités, me répond qu'il faut aller au bureau 206. Au moins, on reste à la même adresse.
Arrivé au bureau, une personne veut bien nous renseigner mais nous accueille en dehors du bureau au fond du couloir où sont installés des chaises et une grande armoire qui office de paravent. Elle n'a pas de nom sur son badge. Bizarre !
Finalement, elle nous explique que pour ce type de bureau de représentation (sans facturation au Vietnam), il faut se rendre au 331 Cau Giay (à l'ouest de Hanoi). Pour ouvrir un bureau de représentation avec facturation au Vietnam, c'était la bonne personne.
Comme il se fait tard (15h30) pour les horaires de bureau, on a décidé de revenir le lendemain.


5ème piste : 331 Cau Giay, Service of Industry and Trade, un bâtiment moderne et plutôt sobre. Après avoir erré un peu dans les couloirs. On finit par trouver le bureau (205). L'ambiance n'a pas l'air franchement stressante, ils étaient en train de boire leur thé et discuter. Le gars qui m'accueille essaye de me renvoyer à l'accueil mais finalement, il me renseigne et me prête même son bouquin de référence avec un exemple de dossier à présenter et me laisse son numéro de portable au cas où. Il ne parle pas anglais alors c'est pas très évident pour moi de le comprendre ; surtout les termes administratifs.
Je suis passé une seconde fois pour me faire expliquer des termes que je ne comprenais pas et une troisième fois pour faire valider le dossier avant émission officielle, certification (pour les copies), légalisation en France, traduction et légalisation de la traduction.
Là, en vérifiant le dossier (de leur côté du bureau), j'ai enfin compris ce qui les occupaient tant : le chat sur Yahoo Messenger.
Vous comprenez pourquoi, il vaut mieux remettre un dossier "bon" du premier coup. Sinon, ça coute cher en temps et en aller-retour avec la France.
Les démarches ne sont pas encore terminées car après obtention de l'autorisation, il faut faire tout un tas de formalités (publication, tampons, etc.).
Il devrait me présenter une société qui ferait l'interface pour éviter les déplacements et attentes au guichet. Les cabinets d'avocats prennent autour de 1,500 USD pour ce type de formalité. Il parait que les sociétés de services vietnamiennes prennent autour de 4,000,000 VND (environ 240 USD). Première rencontre du petit "plus" mentionné dans le 1er message.


La suite dans 2 semaines...

lundi 1 septembre 2008

Premières démarches

Comme promis, un petit résumé de mes premiers contacts avec l'administration en vue de transformer mon permis français en permis vietnamien.

Rappels des grands principes relatifs au permis de conduire au Vietnam :
  • Les étrangers n'ont pas le droit de conduire avec leur permis national, ni un permis international. Dans la pratique, la majorité des expatriés que j'ai rencontré roule sans permis vietnamien ; lorsqu'ils se font arrêtés par la police, ils disent qu'ils ne comprennent rien et ils vous laissent repartir. Dire qu'on est français serait paraît-il encore plus efficace car certains policiers parlent un peu anglais.
  • Pour conduire au Vietnam, il faut convertir son permis national en permis vietnamien.
  • Pour convertir son permis, il faut retirer un formulaire au Service des Transports et des Travaux Publics (16 Cao Ba Quat) puis faire traduire son permis par un traducteur officiel (310 Ba Trieu) qui tamponne les copies et la traduction puis faire signer le tout par son employeur au vietnam puis revenir au service des transports déposer le tout et revenir deux semaines plus tard pour retirer le permis vietnamien. Ca c'est la théorie...
Je me suis donc rendu lundi matin au Service des Transports et des TP retirer ce fameux formulaire.
Et là, bienvenue dans un autre univers...

1er guichet au RdC (choisi au pif car je ne lis pas le vietnamien officiel) : J'ai retrouvé de nouveau cet instinct grégaire des vietnamiens qui consiste à passer devant tout le monde dans une file d'attente quand c'est possible. J'ai eu le malheur de laisser un mètre
devant la personne qui me précédait ; d'un seul coup, il y en a trois qui sont arrivés s'intercaler devant moi ; alors j'ai changé de guichet pour demander si c'était bien là ; heureusement c'était au 2ème étage pour les permis étrangers alors je les ai laissés s'agglutiner comme des globules rouges.

2ème étage : deux bureaux ouverts et un bureau fermé. C'est là que j'ai senti la plus grosse indifférence ; je suis resté planté là 5 minutes sans que personne ne me demande quoi que ce soit. Je me suis approché d'un bureau, le gars s'est levé pour aller boire un coup sans même me demander quoi que ce soit. J'ai donc acquis le don d'invisibilité dans ce lieu mystérieux. L'atmosphère était vraiment étrange, on aurait dit des robots livrés à eux-même. Soudain, j'aperçois une jeune femme avec une lueur de lucidité dans le regard qui me demande ce que je cherche ; elle me dit que c'est à côté et vient me montrer le fameux paquet de formulaire. J'en prends deux (ça ressemble à ça). Mission 1 accomplie !

La prochaine fois, je prendrai des photos pour bien se rendre compte (comme ils sont complètement indifférents).



Mission 2 : traduction du permis. Après avoir quitté le Service des transports "intergalactiques", je vais à l'office notarial (310 Ba Trieu) chargé de traduire les documents officiels.
Et là, je me fais accoster par plusieurs personnes qui me proposent leurs services de traductions officiels. J'ai pas du tout confiance et je rentre dans le bâtiment pour me renseigner. Ils ne le font plus me dit un fonctionnaire en me montrant une pancarte en vietnamien, il faut aller au 38 Lê Dai Hành (à 100 m).
Finalement, je me laisse convaincre par la petite dame après qu'elle m'ait montré son domicile, présenté son mari et sa belle-mère qui tiennent un petit coin café sur la rue. Pour 50 000 VND, elle s'occupe de tout et j'ai même négocié la livraison à domicile car je ne voulais pas revenir retirer les papiers 2 jours plus tard à cause de la fête nationale du 2 septembre.
Vers 15 heures, elle me livre les 2 permis de conduire traduits et certifiés à mon domicile. Mission 2 accomplie !

Pour conclure, il existe toute une économie parallèle autour de l'administration qui permet de gagner du temps quand on paye un peu plus cher car une journée d'expatrié coûte au moins 60 fois plus cher (mon estimation) qu'une journée de ces AdminServices (j'lai inventé). Alors même si on paye 2 fois le prix normal mais qu'on ne perd pas de temps, on est encore plus gagnant.
Il y a un créneau à prendre dans ce domaine et je n'ai rencontré qu'une seule société qui faisait ce genre de formalités pour les expatriés.

La prochaine mission sera d'apporter le tout avec un tampon de l'employeur qui n'existe pas encore (le bureau de représentation à ouvrir).

mercredi 27 août 2008

Enfin installés !


A Roissy, avec 181 kg de bagages répartis dans 9 valises, nous avons échappé à la surtaxe bagages de 21€/kg habituellement pratiquée par Vietnam Airlines (ouf !).

Arrivé le dimanche 3 août à l'aéroport de Noi Bai, nous avons été accueillis par ma cousine et son mari qui nous ont hébergés .

Nous avons démarré les visites de maison le jour même.


Lundi soir, nous avions choisi notre maison dans le quartier du lac de l'ouest (Tay Ho).
C'est une petite maison de 65m² au sol sur 3 niveaux que nous a dégoté Anita Lé de l'agence Home Sweet Home (un peu de pub pour cette charmante dame). Le loyer est de 800 USD ; ce qui est plutôt raisonnable pour le coin avec la grosse inflation des derniers mois.

Petite anecdote : le propriétaire (M. To) nous a donné les clefs le jour même avant même la signature du bail par superstition car le lendemain était le 5 (en jour lunaire) non propice aux affaires et autres démarches (il en est de même pour les 14 et 23) ; les jours de ce mois d'août sont calés avec le calendrier lunaire mais pas les mois suivant. Ici, les calendriers comportent tous les jours calendaires et lunaires.

Mardi, Eliott a attrapé une gastro sévère et a terminé le lendemain à l'Hôpital Français de Hanoi où il est resté 2 jours ( 1000 USD ! ).
Nous sommes donc restés la semaine dans ma famille paternelle le temps qu'il récupère un peu.

Pendant ce temps, il a fallu équiper la maison : lit de la chambre d'amis, couverts, four, draps, connexion ADSL (5 méga), imprimante/copieur, petit onduleur pour l'informatique (à cause des coupures de courantes fréquentes). Heureusement que ma cousine et son mari nous ont aidé à trouver tout ça.

Après avoir rejoint notre maison vendredi, nous avons visité les environs où il y a pas mal de commerçants, un petit centre commercial chic et des villas somptueuses. La promenade au bord du lac de l'ouest est très agréable.
La 2ème semaine était consacrée à acheter les derniers équipements nécessaires pour la faire cuisine et quelques provisions dans divers supermarchés dont le fameux "Big C " (Casino).

La 3ème semaine : séjour au bord de la mer à Nha Trang ! Les vancances tant attendues par les enfants : plage, bateau, parc d'attraction de VinPearl, ballade en moto.
Ça nous a tous fait le plus grand bien.

Toute la famille s'est bien adaptée pour l'instant : pas de doutes, d'angoisses ou d'inquiétudes comme on aurait pu le supposer.

Les enfants sont en contact avec leur copains en france par internet et il reprennent l'école le 4 septembre au Lycée français Alexandre Yersin.

Pour entrer en contact avec d'autres français, on va s'inscrire dans les associations de francophones.

Lundi 25, j'ai commencé à reprendre les contacts professionnels.
Des tonnes de paperasse en vue dans les prochains jours : visas, permis de travail, permis de conduire, licence d'investissement.

Je vous tiendrai au courant de mes futures démarches auprès de l'administration vietnamienne : il paraît que c'est pas triste car hérité du système bureaucratique français avec le petit "plus" spécifique aux pays émergents.

Voilà pour les premières news de notre nouvelle vie.

A bientôt !